Zoé Courtois

Journalisme littéraire et culturel.

Derniers articles

Vénus Khoury-Ghata. Amies de plume

V

Le monde gelé, comme un champ de pommes de terre. C’est l’image – la dernière – que la poétesse russe Marina Tsvétaïéva (1892-1941) emporte avec elle. Tout l’univers réduit au simple cadre d’une lucarne un peu sale à Elabouga, où, juchée sur une chaise, elle est sur le point de se pendre. Mais celle qui devient ici le personnage de Vénus Khoury-Ghata fait pourtant encore un tableau de...

Gilles Hertzog. Voir Venise et mourir

G

Le Vénitien goûte un libertinage où est pris celui qui croyait prendre, la vendetta(même contre sa propre famille), et le rire, « cette politesse du désespoir ». À force d’affresquer « l’âme vénitienne »sur les murs des palais italiens, le peintre Giovanni Domenico Tiepolo (1727-1804), fils méconnu du célèbre artiste Giovanni Battista Tiepolo (1696-1770), en est devenu le dépositaire. Ainsi...

Illìas Papamòskos. La mort grecque

I

L’on ne saurait dire si Papamòskos fait ici œuvre de prose ou de poésie. Dans ces courtes nouvelles autobiographiques – ou faut-il dire poèmes ? – qu’il rassemble sous l’énigmatique titre Le renard dans l’escalier, l’auteur choisit l’indécidable. A l’image de son thème de prédilection, la mort. A venir ou avérée, elle n’est jamais définitive. Le mort peut toujours mourir à nouveau, une fois, deux...

Julia Kerninon. L’amer amour de l’art

J

 
Nous aurions pu nous en tenir à habiter le rez-de-chaussée. Mais pour conquérir le ciel de nos villes, l’homme a inventé et perfectionné les ascenseurs. Selon le mari qu’Helen vient de quitter (un architecte), il en va de même dans les rapports humains : Franck Appledoore, l’ami d’enfance et amant intermittent d’Helen, n’a cessé d’utiliser celle-ci comme un élévateur, pour sa propre gloire.

Emmanuelle Bayamack-Tam. Ici-bas le paradis

E

Bien des cuisses fermes et nues de pensionnaires ont glissé sur les rampes de ses escaliers, au milieu des ris et des quolibets. Dans les tréfonds de la vallée des merveilles, quelque part sur la frontière transalpine, s’allonge dans une nature luxuriante une immense bâtisse : un internat pour jeunes filles reconverti en « maison du jouir », du nom de la dernière demeure de Gauguin.

Shih-Li Kow. Mousson, fantômes et politicards

S

Quand l’excentrique Mami Beevi la raconte, cette histoire, comme toutes ses histoires, commence toujours ainsi : « C’était une mousson inconcevable. ». Tout débute, effectivement, par une mousson qui fait déborder le lac de la Quatrième épouse et menace d’engloutir le village malais de Lubok Sayong, au fond de la vallée, à quelques heures de voiture de Kuala Lumpour.

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