Zoé Courtois

Journalisme littéraire et culturel.

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Derniers articles

Guillaume Siaudeau. dehors a les cheveux blancs

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De Harry, les gens disent souvent qu’il est dans la lune. Et cela a fini par lui donner envie d’y faire un tour. Manque de chance, l’agence de voyages du coin de la rue est à court de billets, et Harry doit attendre le départ dans une zone de transit gardée par d’antipathiques et taiseux « hommes en blanc ». L’aspirant...

Péter Nádas. Almanach

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Ce n’est pas tellement sur le ton de la confidence que Péter Nádas nous livre ici ce que l’on pourrait qualifier de pendant domestique du Livre des Mémoires – le chef d’œuvre qui lui a permis d’accéder à une très grande reconnaissance littéraire. Certes, le récit des anciens émois esthétiques illuminant la quiétude de l’ermitage de l’écrivain dans le petit village de Gombosszeg (Hongrie), loin du...

Ron Querry. Des mocassins brodés de perles bleues

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Une soirée, comme une autre, avec un animateur aux « blagues vraiment ringardes », comme il y en a beaucoup. Une blague comme celle-ci :« Comment les Navajos vous disent qu’il est l’heure d’aller au lit ? (…) Hit the hay. (Va te coucher) ». Vous n’avez pas compris ? Moi non plus. Pourtant, « ça a fait beaucoup rire,assure Gracie, la narratrice de ce roman. Sauf que bien sûr, « si vous ne...

Vénus Khoury-Ghata. Amies de plume

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Le monde gelé, comme un champ de pommes de terre. C’est l’image – la dernière – que la poétesse russe Marina Tsvétaïéva (1892-1941) emporte avec elle. Tout l’univers réduit au simple cadre d’une lucarne un peu sale à Elabouga, où, juchée sur une chaise, elle est sur le point de se pendre. Mais celle qui devient ici le personnage de Vénus Khoury-Ghata fait pourtant encore un tableau de...

Gilles Hertzog. Voir Venise et mourir

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Le Vénitien goûte un libertinage où est pris celui qui croyait prendre, la vendetta(même contre sa propre famille), et le rire, « cette politesse du désespoir ». À force d’affresquer « l’âme vénitienne »sur les murs des palais italiens, le peintre Giovanni Domenico Tiepolo (1727-1804), fils méconnu du célèbre artiste Giovanni Battista Tiepolo (1696-1770), en est devenu le dépositaire. Ainsi...

Illìas Papamòskos. La mort grecque

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L’on ne saurait dire si Papamòskos fait ici œuvre de prose ou de poésie. Dans ces courtes nouvelles autobiographiques – ou faut-il dire poèmes ? – qu’il rassemble sous l’énigmatique titre Le renard dans l’escalier, l’auteur choisit l’indécidable. A l’image de son thème de prédilection, la mort. A venir ou avérée, elle n’est jamais définitive. Le mort peut toujours mourir à nouveau, une fois, deux...

Julia Kerninon. L’amer amour de l’art

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Nous aurions pu nous en tenir à habiter le rez-de-chaussée. Mais pour conquérir le ciel de nos villes, l’homme a inventé et perfectionné les ascenseurs. Selon le mari qu’Helen vient de quitter (un architecte), il en va de même dans les rapports humains : Franck Appledoore, l’ami d’enfance et amant intermittent d’Helen, n’a cessé d’utiliser celle-ci comme un élévateur, pour sa propre gloire.

Emmanuelle Bayamack-Tam. Ici-bas le paradis

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Bien des cuisses fermes et nues de pensionnaires ont glissé sur les rampes de ses escaliers, au milieu des ris et des quolibets. Dans les tréfonds de la vallée des merveilles, quelque part sur la frontière transalpine, s’allonge dans une nature luxuriante une immense bâtisse : un internat pour jeunes filles reconverti en « maison du jouir », du nom de la dernière demeure de Gauguin.

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